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TerritoirePublié le 19 mars 20263 min de lecture

Les plantations sont implantées là où il pleut

L'hévéa, le palmier à huile et le bananier sont trois pérennes exigeantes en eau. Si les trois poussent sur la même bande côtière, la carte des pluies l'explique.

Une rampe d'irrigation au-dessus d'une vallée verte, sous des collines sèches

Les plantations de la CDC se trouvent dans les régions du Sud-Ouest et du Littoral, sur les flancs du mont Cameroun et alentour. Ce n'est pas un hasard administratif. C'est l'une des bandes côtières les plus arrosées d'Afrique, là où la mousson du sud-ouest rencontre un volcan de quatre mille mètres et abandonne l'essentiel de sa charge en montant.

Les trois cultures de la compagnie en ont besoin. L'hévéa, le palmier à huile et le bananier sont des pérennes aux besoins en eau élevés et, surtout, réguliers : elles n'ont pas de saison de repos pour traverser une période sèche. Une longue sécheresse ne réduit pas seulement le rendement d'une année, elle pénalise des arbres plantés pour produire pendant des décennies.

Là où cette pluie n'est pas fiable, les mêmes cultures se font sous irrigation, à un coût qui pèse sur chaque hectare. Planter sur une côte qui fournit l'eau directement supprime toute une couche d'infrastructure, et avec elle l'énergie et l'entretien qu'elle réclame.

Les sols volcaniques forment la seconde moitié de la réponse. Le basalte altéré est profond, drainant et naturellement fertile, ce qui fait d'une pluviométrie très forte un avantage plutôt qu'un problème d'engorgement. La pluie et le drainage, ensemble, expliquent que trois cultures exigeantes puissent partager une même portion de territoire.