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Petits producteursPublié le 12 mai 20263 min de lecture

Ce qu'une pépinière décide dans un projet de petits producteurs

Donga Mantung et Manyu sont conçus autour de 20 000 hectares de petites exploitations à eux deux. Le détail le plus déterminant est le moins visible : l'origine des plants.

Deux mains mettant en terre un jeune plant dans un sol travaillé

Les deux projets d'extension de la CDC auprès de petits producteurs, tous deux démarrés en 2011, sont conçus autour de 10 000 hectares chacun : palmier à huile à Donga Mantung dans le Nord-Ouest, palmier à huile et hévéa à Manyu dans le Sud-Ouest. Soit 20 000 hectares de plantation sur des terres que la compagnie n'exploite pas elle-même.

Les deux disposent de pépinières de la CDC sur place. Manyu en compte deux, une par culture. C'est la partie la moins photogénique de ces projets, et probablement la plus importante.

Un petit producteur qui plante du palmier ou de l'hévéa engage sa terre pour des décennies, et le matériel végétal détermine l'essentiel de la suite. Des plants d'origine inconnue peuvent porter des maladies, provenir de mauvais pieds-mères, ou simplement ne pas s'installer, et le producteur ne le découvrira que plusieurs années plus tard, quand la terre, le travail et l'attente auront déjà été dépensés.

Fournir les plants depuis une pépinière que la compagnie exploite elle-même, c'est retirer ce risque des épaules du producteur. Cela signifie aussi que les petites exploitations et les plantations de la CDC cultivent le même matériel, ce qui compte lorsque les fruits ou le latex des deux aboutissent aux mêmes huileries et usines.